C'est pourquoi (1) : la paix avec Dieu

La paix avec Dieu

Paix, paix, paix... C'est ce que l'homme recherche, aussi bien dans sa vie personnelle que dans sa vie de couple, de famille, dans son travail, et dans les relations locales, nationales et internationales. Des efforts énormes sont consentis pour assurer une paix : on recherche des solutions auprès de psychiatres et de conseillers en tout genre, et l'on organise des conférences pour parler et essayer d'établir un plan pour trouver la paix véritable qui dure.
Mais quel est le résultat ? Peu de gens connaissent une paix intérieure véritable, des couples se séparent, des familles sont divisées, il existe des tensions entre quartiers d'une même ville, les nations doivent faire face à une violence sur leur territoire, et des guerres éclatent à différents endroits du globe.
La paix reste une utopie, un rêve hors d'atteinte, semble-t-il, pour l'homme.
Pourquoi ? Quelle en est la cause ?
La Bible affirme que la raison principale est que l'homme s'est rebellé contre Dieu, qu'il en est séparé alors qu'il avait été créé pour jouir d'une relation spéciale avec son Créateur. L'homme est en guerre contre Dieu - il suffit de regarder autour de soi pour le voir. L'homme ne veut pas entendre parler de Dieu. Ou s'il est animé d'un sentiment religieux, il s'accordera d'un dieu qui lui convienne, qu'il peut manipuler à sa guise. Mais il ne s'agit pas du vrai Dieu vivant.

Pourtant, l’apôtre Paul parle d’une certitude. «Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ» (Romains 5 v 1). Il ne dit pas que nous espérons avoir ou que nous rêvons d’obtenir la paix. Il dit «nous AVONS la paix avec Dieu».
De qui parle-t-il ? Il le dit : celui qui a été justifié par la foi. Que veut-il dire ?

Définition

Le terme «justifier» décrit :
- quelque chose de passif : ce n’est pas l’homme qui le fait, c’est quelque chose qui lui est fait, et dont l'auteur est Dieu. «Il n'y a qu'un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis (Juifs), et par la foi les incirconcis (païens)» (Romains 3 v 30)
- c’est un acte, pas un processus. C’est un acte instantané (temps aoriste en grec), un acte complet, permanent, irrévocable. En Romains 4, Dieu n’a pas commencé à justifier Abraham, il l’a justifié. «Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l'Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.»
- et c’est un acte de la grâce de Dieu (Romains 3 v 24 : «ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ»), un acte vers lequel tout l’Ancien Testament regardait. La loi (représentée par l’exemple d’Abraham en Romains 4), les Écrits (représentés par la citation du Psaume 32 en Romains 4 v 6), les prophètes (représentés par la citation d’Habakuk en Romains 1 v 17), tous pointaient vers cette réalité que l’apôtre explique ici.
Ce terme vient du monde judiciaire. Deutéronome 25 v 1 parle «d’absoudre l’innocent» ou de «justifier l’innocent». Les juges ne vont pas rendre quelqu’un innocent, ils ne vont pas changer son caractère. Ils le déclarent innocent, non coupable, et ils le font sur la base de l’évidence qui est apportée.

Paul dit que Dieu fait la même chose pour tous ceux qui viennent à Christ dans la foi. Au moment de leur conversion à Christ, Dieu les déclare «justes». Il ne tient plus compte de leurs fautes, de leurs péchés, il ne se rappelle plus de leurs transgressions (Romains 4 v 6, Jérémie 31 v 34b). Par conséquent il ne les tient plus sous sa condamnation (Romains 8 v 1). Il nous réconcilie à lui-même, nous donne le droit d’avoir part à son héritage, nous bénit de toutes bénédictions spirituelles.

Mais comment cela est-il possible ? La Bible décrit Dieu comme étant saint, pur, parfait, qui ne peut laisser le péché impuni. Comment peut-il déclarer un pécheur "juste" ? Sur quelle base peut-il faire cette déclaration tout en restant le Dieu saint qui punit le péché ?

Explication

Certains diront que Dieu est Dieu, qu’il peut faire ce qu’il veut. C’est vrai que Dieu est capable de tout accomplir, mais il ne se contredit jamais, et ne peut se renier lui-même.
Certains font l’erreur de penser que le Dieu décrit dans le Nouveau Testament est plus accessible que celui décrit dans l’Ancien. Mais il s’agit du même Dieu ! Le Dieu saint, pur, dont la colère se manifeste contre toute forme de péché, est le même encore aujourd’hui.
La condamnation qu’il a prononcée dans le Jardin d’Eden tient toujours. Le taux de mortalité est de 100 % : tous les hommes sont appelés à mourir. Dieu ne peut voir le péché, il ne peut le laisser impuni. Il ne peut pas dire : «Je suis un Dieu d’amour, donc je vais oublier ma sainteté et ma perfection pour ignorer le péché.» Il ne le peut pas, parce que le péché est une offense contre lui, et il ne peut renier sa sainteté et sa perfection.

Mais il y a une bonne nouvelle. Il y a un moyen d’être en règle avec Dieu, il y a un salut qui s’accorde avec la sainteté et la pureté de Dieu.
Cette sainteté et cette pureté exigeaient que le péché soit punit et que la loi soit accomplie. La loi a été donnée comme le standard, la référence de la droiture exigée par Dieu. Mais la loi ne peut pas faire plus. Elle ne peut pas sauver, elle ne peut pas rendre meilleur. Elle met en évidence qu’aucun homme ne peut l’accomplir parce qu’elle est parfaite, et que l’homme ne l’est pas…

Et c’est là que Dieu manifeste son amour. Il envoie quelqu’un pour accomplir la loi, pour manifester cette perfection que la loi exige, pour satisfaire la justice de Dieu. Ce quelqu’un, c’est Jésus-Christ.
Il a obéit par sa vie, parfaite, obéissant à tout ce que la loi disait. Dieu le Père l’a publiquement reconnu, à plusieurs reprises, en affirmant ; «celui-ci est mon Fils en qui j’ai mis toute mon affection (ou, en qui je suis pleinement satisfait)».
Il a obéit par sa mort. Il était sans péché, libre de toute condamnation. Mais il a volontairement pris sur lui les péchés de son peuple, de ceux qui croient en lui. Il a accepté de subir la colère de son propre Père, de subir le châtiment, le jugement à la place des siens.
En faisant cela, la justice de Dieu est satisfaite : la loi a été accomplie, les péchés du peuple de Dieu (ceux qui croient en lui) ont été punis, sa colère a été exercée contre les péchés du peuple sur celui qui les a portés, le Substitut : Jésus-Christ.

Voilà la base de la déclaration de Dieu, voilà l’évidence sur laquelle s'appuie le croyant : la justice de Christ, cette justice que Christ a obtenue par sa vie et sa mort, à la place et pour son peuple, pour ceux qui croient en lui. Cette justice est imputée au croyant, mise sur son compte. Le vrai croyant peut se tenir devant Dieu sans crainte, non pas à cause d'une œuvre qu'il aurait accomplie, ou d'un mérite - parce que tout ce qu'il fait est corrompu par le péché. Mais il se tient revêtu de la justice de Christ dans lequel il a mis sa confiance. C’est sur cette base que Dieu déclare le croyant «non coupable».

Mais tout comme dans un tribunal où la personne tient à l’évidence apportée, le croyant dépend de Christ par la foi.
Il ne s’agit pas d’une foi générale, vague, mais de la foi en Jésus-Christ, en sa personne, en son œuvre.
C’est la seule chose qui est exigée. Ceux qui ont eu les privilèges de la révélation de Dieu (le peuple d'Israël) ou ceux qui ne les ont pas eu (le reste du monde) sont justifiés de la même manière : par la foi en Jésus-Christ :
«Il n'y a qu'un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis (Juifs), et par la foi les incirconcis (païens)» (Romains 3 v 30). En Romains 4, Abraham n’a pas été justifié par l’observation d’un rite (il fera cela plus tard) ou par l’observation de la loi (elle sera donnée 430 ans plus tard). Il a été justifié par la foi en ce Médiateur, ce Substitut, cette Descendance : Christ.
Et ce n’est pas par les œuvres. Dans toute religion basée sur les œuvres ou la loi, le religieux peut avoir le sentiment de satisfaction quand il a accomplit certaines choses, ou qu’il a atteint un certain stade. Il peut s’enorgueillir. Cela est impossible quand il s’agit du véritable salut, celui qui vient par la foi en Jésus-Christ, parce que cela est un don de Dieu, une manifestation de sa grâce.
Quelqu'un l'a exprimé dans un chant de cette manière :

«Quand je contemple cette croix où tu mourus Prince de gloire,
Combien mon orgueil d’autrefois m’apparaît vain et dérisoire.»


Et Paul d'écrire : «Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu.» (Romains 3 v 27) Il n'y a rien en nous qui nous permette de nous glorifier d'un mérite, d'une œuvre que nous aurions faite... Mais Paul dira aux Corinthiens : «Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur», puisque, comme il le dit juste avant, Jésus a été fait pour nous «sagesse, justice, sanctification et rédemption»
(1 Corinthiens 1 v 30,31).

Application

Quand l’intellect commence à être éclairé et qu’il saisit cette vérité, qu'il réalise que tout dépend de Christ et de son œuvre, le croyant peut alors vivre dans cette paix et répondre avec assurance aux diverses accusations.

Notre conscience peut parfois nous travailler. Nous réalisons que nous sommes bien loin d’être parfaits, nous commettons des péchés quotidiennement. Comment pouvons-nous dire que nous sommes en paix avec Dieu ? Comment Dieu peut-il m’accepter ?
La réponse est ici : tout a été traité à la croix, Christ est mort pour moi, et son sacrifice a été offert une fois pour toutes, et il a été accepté puisque Dieu l’a ressuscité des morts (Romains 4 v 25).

L’Adversaire lui-même, le diable, peut nous rappeler notre passé. Certaines conséquences de nos actes sont peut-être encore visibles aujourd’hui et nous devons vivre avec elles. La réponse à donner aux attaques de l’Adversaire est que tout a été traité à la croix. Uni à Christ par la foi, je suis en règle avec Dieu à cause de l’œuvre de son Fils pour moi.

Allons plus loin encore. Lorsqu’un croyant chute, lorsqu’il commet un péché, est-il encore en paix avec Dieu ?
Si nous répondons «non», nous sous-entendons qu’il était en paix parce qu’il faisait le bien. C’est-à-dire que nous nous appuyons sur les œuvres.
Mais lorsqu’un croyant chute, sa condition n’a pas changé. Il est toujours réconcilié avec Dieu, il est toujours libéré de la condamnation. Bien entendu, à cause de sa chute, il ne jouit plus de cette paix, elle semble lointaine, mais elle est toujours là. Et quand il est ramené à reconnaître son péché (Dieu relève toujours ses enfants, soit par l’action de l’Esprit, de sa Parole, ou de quelqu’un), il retrouve cette paix.

C’est comme pour l’adoption. C’est une fois pour toutes. Si un enfant adopté désobéit, les parents ne vont pas le renier. Il y a quelque chose dans leur relation qui fait qu’elle n’est pas saine, mais il est toujours leur enfant.
De même pour le croyant, adopté dans la famille de Dieu. Il est en paix avec Dieu. Pourquoi ? Parce que Dieu l’a justifié, déclaré juste. Sur quelle base ? Sur la base de l’œuvre de Jésus-Christ que le croyant s’est approprié par la foi, foi que Dieu lui a donnée.

La paix avec Dieu n’est pas un rêve, c’est une réalité pour ceux que Dieu justifie, qui sont unis à Jésus-Christ par la foi. Cette paix que Dieu donne transparaît dans la vie du croyant, tant sur le plan personnel que sur le plan de ses relations avec son entourage. Et ce sont ces changements dans sa vie qui sont une des preuves de cette relation de paix qu’il a avec Dieu, par la foi en Jésus-Christ.


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