C'est pourquoi (7) : un service raisonnable

Un service raisonnable (Romains 12 v 1)


Le passage « charnière » de cette lettre. Paul a développé les vérités concernant le salut par la seule grâce de Dieu qui justifie le pécheur (et Paul a souligné que tous ont péché). Cette justification par la foi en Jésus-Christ était déjà l’expérience du croyant dans l’Ancien Testament (Romains 4 : Abraham, David).
Paul a parlé de l’union du croyant avec Jésus-Christ dans la sanctification, la réalité du conflit entre les deux natures qui habitent le croyant (la nature charnelle, héritée, et la nature nouvelle, donnée par Dieu), la paix de se savoir libre de toute condamnation, l’assurance de réaliser que rien ne peut briser cette nouvelle relation avec Dieu parce qu’elle est dépendante de Jésus-Christ…
Après avoir développé ces différents points (et d’autres concernant ce glorieux salut), il arrive à cette application : « Je vous exhorte donc, frères… »
Frères, vous qui êtes acceptés par Dieu de la même manière que moi, sur la même base : nous sommes au même niveau.
Il nous a appelés à Lui. Mais comment le servir ?

« Offrez vos corps comme un sacrifice… »

Nous avons déjà souligné qu’il y a une distinction entre la nouvelle nature (née de Dieu) et l’ancienne (inscrite dans ce corps).
Nous sommes appelés à servir Dieu de tout notre cœur, et l’enfant de Dieu ne désire que cela. Mais certains voudraient penser que tout ce qui se passe dans le corps n’est pas grave. L’essentiel c’est que le cœur soit en règle avec Dieu.
Nous avons vu ce que Paul dit en Romains 6. Il le répète ici. Il n’en est rien. Nous sommes appelés à servir Dieu de tout notre être, à offrir nos membres à son service. L’erreur des docteurs de la loi a été de mettre leurs facultés mentales et intellectuelles au service de la sagesse des hommes, de la religion des hommes, des œuvres… L’erreur du jeune homme riche a été de se laisser emporter par l’amour des biens terrestres, et de ne pas saisir la valeur infinie, inestimable de Jésus-Christ.

Comment pouvons-nous le servir dans notre corps ?
Que faisons-nous de nos capacités intellectuelles ? Est-ce que nous sondons les Écritures pour saisir la vérité ? Est-ce que nous « ruminons » la Parole ? Est-ce que nous cherchons à faire connaître ce message de la grâce souveraine de Dieu en Jésus-Christ ?
Que faisons-nous de nos capacités émotionnelles ? Est-ce que nous le louons en vérité ? David se reprend dans le Psaume 42 v 6 : « Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore, il est mon salut et mon Dieu.»
Que faisons-nous de nos capacités physiques ? de nos capacités d’imagination ? Est-ce que nous les laissons être utilisées par l’adversaire (Romains 6 v 12…) ?

S’offrir soi-même, c’est offrir tout ce que nous sommes, notre personnalité, nos capacités, pour le service de Dieu. 1 Corinthiens 6 v 19-20.

En quoi ce service, ce sacrifice, sera-t-il un culte raisonnable ?

C’est un sacrifice vivant. Il n’y a plus de mise à mort comme dans l’Ancien Testament. Le croyant est déjà mort avec Christ, il est ressuscité avec lui pour une vie nouvelle. Ce n’est pas le sang qu’il vient offrir, parce que le prix a déjà été payé. C’est sa vie, son corps. Il est une pierre vivante, appelé à offrir des victimes spirituelles à Dieu (1 Pierre 2 v 5, 10).

C’est un sacrifice saint et agréable à Dieu, parce que le croyant est en Christ. Il a été mis à part, séparé du monde, il s’approche de Dieu non par ses propres œuvres mais par Jésus-Christ, revêtu de sa justice, lavé par son sang. (Abel s’approcha ainsi, pas Caïn).

C’est un culte raisonnable, parce qu’il s’appuie sur Jésus-Christ.
Les sacrifices, les cérémonies de l’Ancien Testament ne sont pas raisonnables en eux-mêmes. Dieu les a exigé parce que l’homme a chuté, désobéi. Mais cette adoration n’est pas rationnelle. Dieu ne l’a pas choisie et instaurée parce qu’elle était excellente, mais parce qu’elle préfigurait parfaitement ce qui allait venir. Cette adoration n’était que l’ombre de la réalité à venir.
Cette réalité, c’est Jésus-Christ. C’est son sacrifice qui apaise Dieu, c’est son sang qui lave les péchés de son peuple.

Lui offrir notre corps comme un sacrifice vivant, sur la base de ce sacrifice parfait, est raisonnable. Christ est mort pour moi, il a quitté la gloire du ciel, s’est fait homme, a connu ce que je connais (sans pécher). Il a souffert la juste colère de Dieu son Père afin que je sois réconcilié avec lui, Comment ne pas lui donner tout ce que je suis, tout ce que j’ai, en retour ?
Le faire est raisonnable, rationnel…

La motivation pour ce sacrifice : « par les compassions de Dieu » (pluriel)

Paul, nous l’avons souligné, a passé la première partie de sa lettre à parler de l’élection, de la prédestination, de l’appel, la délivrance, de la condamnation, la justification, de l’union avec Jésus-Christ… de toutes les bénédictions de la nouvelle alliance. Elles sont toutes des aspects de la compassion de Dieu !

Et Paul nous exhorte à les considérer, parce qu’elles sont la plus grande motivation pour le service de Dieu.
C’est une chose que le monde, que la pensée humaine, ne comprend pas. La pensée du monde rejette la grâce de Dieu, parce qu’elle pense que cela mène à la débauche. La pensée humaine suppose que les intérêts de la morale sont plus sûrs quand le salut dépend des œuvres de l’homme et non de la compassion de Dieu.
Paul dit le contraire. C’est la plus grande motivation pour une vie au service de Dieu.
Ce n’est pas le langage du religieux, du légaliste qui impose, qui produit une certaine terreur pour obtenir des résultats. Ce n’est pas le langage de servitude.
Paul nous amène à considérer la faveur que Dieu nous a faite en Jésus-Christ. Il nous a aimés !

Cette exhortation nous apprend aussi ceci. Si nous servons Dieu autrement qu’en réponse à sa miséricorde et à son amour envers nous, si nous ne réalisons pas que tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes, c’est à cause de ses compassions envers nous, alors nous ne le servons pas comme il faut.
Si nous essayons d’être plus acceptables à ses yeux, nous nous trompons. Nous sommes pleinement acceptés dans le Bien-Aimé !
Le service que nous lui apportons est notre expression de notre amour envers lui. Mais nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. Nous ne sommes plus dans une relation « esclave-maître », mais une relation « fils-père », dont il est l’instigateur.

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