la théorie de Darwin

Cette théorie se base sur deux idées très simples.

1. Les êtres vivants peuvent changer et varier. Les descendants d'un animal ou d'une plante diffèrent souvent par quelque détail du parent et les uns des autres. Certains possèdent plus de force. Il peut y avoir des différences de couleurs dans les yeux ou dans la fourrure. Certains sont grands, d'autres petits. Nous appelons ces différences entre les organismes d'une même espèce des "variations".
2. La "sélection naturelle". Ceci décrit un choix effectué par la nature. Nous parlons quelquefois de "la persistance du plus apte" car les créatures qui s'adaptent le mieux à l'environnement ont moins tendance à disparaître. Elles ont plus de capacité à rester en vie et donc à se reproduire.
L'on assemble ces deux idées pour expliquer l'évolution. Voici comment l'on suppose que la théorie de l'évolution fonctionne.

L'histoire de Jeannot Rapide

Supposons la naissance de cinq petits chez la famille Lapin. Chacun diffère un peu des autres et l'un d'eux devient un coureur très rapide. Il bat constamment ses frères et sœurs à la course.
Les variations entre ces petits lapins procurent ainsi un avantage à celui-ci en particulier. En cas de danger, il se sauve plus rapidement que le reste de la famille. Appelons-le Jeannot Rapide.
Imaginons maintenant l'arrivée dans cette contrée d'un renard. Il vient nuit après nuit et attrape chaque fois un lapin. Il tue trois des cinq lapins mais ne peut attraper Jeannot Rapide. Par chance, un autre des petits lapins survit également.
Ces deux lapins survivants trouvent un conjoint et produisent à leur tour cinq petits lapins. La famille de Jeannot Rapide tient de son père et réussit à courir très vite. Les autres lapins demeurent tout à fait ordinaires.
Le renard revient et se met en chasse à nouveau. La famille de Jeannot Rapide lui échappe toujours car ils peuvent rejoindre leur terrier avant de se faire attraper par le renard. L'autre famille a moins de chance et, bientôt, un seul d'entre eux reste en vie.
À la mort des parents, nous avons cinq petits Jeannots Rapides et un seul lapin ordinaire! La plupart des lapins courent vite maintenant, alors qu'au début, Jeannot Rapide était le seul parmi les cinq de sa génération.
La sélection naturelle ou la survie des mieux adaptés a permis à un groupe (ou une population) de lapins ordinaires de devenir principalement des Jeannots Rapides en seulement deux générations. Ainsi, la population de lapins a amélioré sa capacité à échapper à ses ennemis. Elle a avancé un peu sur le chemin de l'évolution.
Tout ceci semble très convaincant, n'est-ce pas ? Et, jusqu'à un certain point, s'avère vrai. Les populations (ou groupes) d'animaux ou de plantes peuvent s'adapter aux dangers qui les menacent. Sinon, elles ne dureraient pas très longtemps.
Mais cela ne veut pas dire que les lapins se transforment en lièvres! Ils peuvent devenir de très rapides coureurs et augmenter leur aptitude à échapper à leurs ennemis. Au fil des générations, ils peuvent aussi développer un meilleur sens de l'ouïe et un odorat plus sensible, si bien que les renards ne les approcheront plus sans être détectés. Mais même s'il s'agit de "superlapins", ils demeurent toujours des lapins!
L'évolution enseigne le contraire de cela en affirmant que ce genre de changements se poursuit jusqu'à ce que, petit à petit, le lapin se transforme en une autre sorte d'animal. Il devient alors un lièvre, par exemple, avec des fortes pattes postérieures qui lui permettent de courir encore plus vite qu'un lapin.

La carte et la boussole de l'évolution

L'on suppose donc que l'évolution fonctionna premièrement grâce à des variations. Nous verrons plus loin comment les variations interviennent. Acceptons pour le moment que la descendance peut différer des parents. Cependant, les variations seules ne peuvent produire l'évolution. La sélection naturelle est nécessaire pour guider ou diriger les changements qui surviennent d'une génération à la suivante.
Imaginons un randonneur qui se fait transporter en hélicoptère dans une contrée montagneuse, lointaine et désertique. Il lui faut ensuite retrouver son chemin vers la civilisation. Il n'y a ni routes, ni panneaux, ni personne pour lui indiquer la bonne direction.
Notre randonneur se met en route dans une direction quelconque mais, une fois dans la nuit, il perdra sûrement son chemin. Après avoir marché plusieurs jours, il peut bien se retrouver à son point de départ (les nuages cachent constamment le soleil, empêchant tout repérage par rapport à celui-ci).
Les variations chez les animaux et les plantes ressemblent au cheminement de notre voyageur. Elles vont dans n'importe quelle direction, tout à fait par hasard, et tourneront en rond, revenant toujours au point de départ, selon toute probabilité.
Il ne s'agit pas là d'une évolution. L'évolution ressemble à une route qui, venant d'un point d'origine, conduit vers un autre point ou destination. La route peut serpenter et se diviser, mais elle s'éloigne toujours du point de départ.
Le problème de notre voyageur serait complètement résolu si nous lui donnions une carte et une boussole. Il pourrait alors déterminer où il se trouve et tracer un itinéraire vers le lieu où il veut se rendre. Ce chemin n'ira certes pas toujours en ligne droite, mais il progressera dans la bonne direction.
L'on regarde la sélection naturelle comme la carte et la boussole de l'évolution. En choisissant certaines variations favorables et en rejetant les autres comme nuisibles, la sélection naturelle guide le hasard des avances par variations. Ainsi, au lieu de tourner en rond, les changements chez les plantes et les animaux s'additionnent, comme chaque foulée du randonneur, en une marche de progrès (c'est-à-dire d'évolution). Ceci, tout au moins, est la théorie.
Voyons quelle sorte de guide la sélection naturelle est réellement.

La sélection naturelle ne fonctionne pas

En fait, il existe trois bonnes raisons pour lesquelles la sélection naturelle ne peut pas produire l'évolution. En tout premier lieu, elle résulte en un groupe d'animaux (ou de plantes) de plus en plus semblables.
Reprenons le cas de nos lapins. Supposons que le renard et d'autres ennemis tuent tous les lapins qui ne courent pas vite, n'entendent ou ne voient pas bien, et dont la fourrure ne les camoufle pas suffisamment. Que reste-t-il ? Les lapins qui vont se reproduire seront rapides et auront l'ouïe fine, de bons yeux et une fourrure qui se confond avec le sol.
Ils se ressembleront tous car le renard aura exterminé les autres lapins. La sélection naturelle contribue ainsi à former un groupe d'animaux semblables et non pas variés.
Mais l'évolution avance qu'au départ une forme de vie simple devint deux créatures différentes, qui évoluèrent à leur tour en plusieurs autres sortes d'espèces. De cette façon, des groupes de plantes et d'animaux diffèrent de plus en plus jusqu'à ce que deux espèces différentes apparaissent à partir d'une espèce originelle.
Si cette idée est juste, cela ne vient pas par sélection naturelle car celle-ci forme des créatures de plus en plus semblables et non pas différentes. La sélection naturelle fonctionne à l'encontre de l'évolution.
Les évolutionnistes cherchent à contourner ce problème en disant qu'un groupe d'animaux ou de plantes se divisa en deux. Si les deux groupes vivent alors dans des environnements différents, la sélection naturelle fonctionnera différemment pour chacun des deux groupes, les éloignant l'un de l'autre. Cela peut effectivement se produire quelquefois mais pas assez fréquemment pour expliquer tout l'éventail de l'évolution, de l'amibe jusqu'à l'homme.
De plus, les environnements en question devraient être vraiment très différents pour avoir un tel effet. Encore aujourd'hui pourtant, les souris d'Afrique ne diffèrent pas beaucoup de celles du Groenland. Ceci montre comment de grandes différences dans la nourriture et le climat acceptent tout aussi bien des animaux très semblables.
En deuxième lieu, la sélection naturelle ne peut pas provoquer l'évolution car elle ne pourrait jamais assembler au même moment toutes les variations nécessaires pour transformer une espèce en une autre.
L'on pourrait imaginer que le lièvre évolua à partir du lapin car il ressemble à un lapin dont les membres postérieurs ont grandi. Mais un zoologiste vous apprendra qu'il existe beaucoup de différences cachées entre ces deux espèces. Les protéines de leur sang, par exemple, diffèrent tout à fait, tout comme bien d'autres substances chimiques importantes de leur corps.
En utilisant cet argument biochimique, vous pouvez également démontrer, d'une certaine manière, comment l'homme se rapproche davantage du porc que des singes ! La simple ressemblance d'un animal (ou d'une plante) avec un autre ne prouve pas l'évolution de l'un vers l'autre, ni même l'existence d'un ancêtre commun.
Il existe tant de grandes différences, même entre des animaux apparemment très semblables, que la sélection naturelle n'explique pas tous les changements qui auraient dû de produire simultanément pour qu'un être vivant se transforme en un autre d'une espèce différente. Ceci s'applique même si l'on accepte une multitude de causes de sélection naturelle (ennemis, nourriture, climat, etc...).
Nous arrivons à la troisième raison pour laquelle la sélection naturelle n'explique pas l'évolution. Nous allons voir dans un moment comment les variations entre parents et enfants restent faibles. L'on admet qu'il faut des millions de petits changements pour effectuer une véritable évolution.
Pour arriver à un organe compliqué comme l'œil, ou même de simples choses comme la peau ou les cheveux, il aurait fallu une énorme quantité de ces petits changements dans les gènes de l'animal. De toute évidence, une créature avec un œil possède des avantages par rapport à une même créature qui n'en a pas.
Mais, quel avantage détient la créature qui a seulement développé une partie d'un œil ? Si seule la lentille (le cristallin) a évolué, mais non pas la "rétine" qui détecte la lumière, la créature demeure tout aussi aveugle. Même si l'œil entier se développe petit à petit, l'animal reste aveugle jusqu'à ce qu'il évolue un nerf optique et des cellules du cerveau.
Les évolutionnistes prétendent que la sélection naturelle provoque une évolution des organes, petit à petit, étape par étape. Or, cette sélection fonctionne seulement si ces étapes procurent à la créature un avantage. Évidemment, des centaines de petites étapes doivent se produire avant qu'un avantage puisse découler de la formation de l'œil. La sélection naturelle ne pourrait pas provoquer ces étapes puisque l'œil ne fonctionnerait pas avant d'être relié au cerveau.
Reprenons l'exemple de notre randonneur. Sans carte ni boussole, il tourne en rond. La sélection naturelle, avons-nous vu, indique apparemment à l'évolution la direction à suivre. Mais elle ne procure aucune aide, comme  dans le cas de l'œil, avant que le nouvel organe ne fournisse quelqu'avantage.
Alors, disons à notre randonneur qu'il existe une carte et une boussole en un certain endroit, à quelques kilomètres de là. Il lui suffit de s'y rendre pour les obtenir et de les utiliser pour terminer son voyage !
Comment trouvera-t-il cet endroit sans l'aide de la carte ? Comment saura-t-il quelle direction prendre sans la boussole ? Nous lui avons donné une tâche impossible.
La même impossibilité se présente pour l'évolution d'un œil par la sélection naturelle; une trop grande distance doit s'accomplir pour arriver à l'œil avant que la sélection commence à aider efficacement.
Par le même argument, il est impossible d'imaginer comment le cœur, les poumons, le foie et les autres organes importants de l'animal aient pu évoluer par sélection naturelle. Seuls les plus simples organes pourraient se développer par l'effet de la sélection naturelle. Même alors, il est difficile de dire comment.

Les effets des variations


L'idée de variation chez les créatures vivantes ne contredit en rien l'enseignement de la Bible. Moïse, l'homme qui écrivit la Genèse, avait épousé une Éthiopienne. Il savait que certains humains ont la peau blanche, d'autres la peau noire, et qu'il existait différentes races au sein de l'humanité. Il n'avait probablement jamais rencontré de pygmée, mais il connaissait certainement l'existence de géants, et il en parle dans son livre!
Il explique pourtant que tous les hommes descendent d'Adam; que Dieu créa un seul homme et non pas différentes sortes d'humains. Toutes les différences ou les variations parmi les hommes durent se produire durant le temps de la vie de la race humaine. Il s'agit clairement des propos de la Bible.
De la même façon, de nombreux changements ont pu s'effectuer dans la faune ou la flore. Si les noirs et les blancs, les pygmées et les géants proviennent tous d'un même homme, Adam, alors différentes sortes de grives ou de lombrics peuvent descendre d'une unique paire parentale. La Bible ne s'oppose pas à l'émergence de variations parmi les animaux et les plantes.
Mais elle déclare que Dieu créa à l'origine différentes "espèces" d'animaux, d'arbres et de plantes. Ces espèces ne viennent pas toutes d'une seule forme vivante mais furent créées séparément et ne changent pas d'une espèce à une autre.
Nous ne savons pas exactement quelles espèces Dieu créa. Forma-t-il les lions, les tigres, les panthères et les léopards comme des espèces distinctes? Ou, au contraire, ces animaux proviennent-ils d'une même "espèce" par variation, comme les différentes races humaines descendent d'un seul homme, Adam? Nous ne le savons pas.
Une idée avance que les espèces de la Genèse correspondent aux "espèces" d'aujourd'hui. Une espèce consiste en un groupe de créatures vivantes à l'intérieur duquel la reproduction normalement survient. Ainsi, une espèce particulière d'oiseaux ou de papillons ne se reproduira pas avec d'autres oiseaux ou d'autres papillons, même si ces créatures leur ressemblent.
Si les espèces de la Genèse correspondent à celles que nous connaissons aujourd'hui, alors les lions différaient des tigres dès le commencement. Mais il est possible de croiser un lion avec un tigre pour donner un animal appelé parfois un "ligre"! Les biologistes ne s'accordent pas toujours sur la nature d'une espèce, particulièrement quand il s'agit de très petits organismes comme les bactéries.
Il est donc probablement prudent de ne pas vois les espèces de la Genèse comme exactement identiques à celles d'aujourd'hui. La Genèse déclare clairement que Dieu créa différentes espèces de plantes, d'arbres à fruits, de poissons, d'oiseaux, etc.
Il ne forma pas un seul arbre qui donna toutes les autres espèces, ou un unique oiseau d'où proviennent toutes les sortes de volatiles que nous connaissons aujourd'hui. Il est certain en tout cas qu'il ne créa pas une seule créature qui aurait donné par évolution toutes les formes de vie que la terre a connues.

Comment les variations se produisent-elles?

Nous avons vu que des variations se produisent à l'intérieur des espèces créées par Dieu au commencement. Les hommes noirs et les blancs descendent tous d'un couple initial. Il est également évident que de grandes variations se produisent à l'intérieur de groupes d'animaux et de plantes.
Pensons seulement aux multiples variétés de chiens! Je ne doute pas que tous les chiens proviennent d'une paire originelle et que des animaux semblables, comme les loups et les renards, dérivent probablement de cette même "espèce" canine.
Mais, comment les variations se produisent-elles? Elles le peuvent de trois façons différentes. Dans le cas des organismes qui s'accouplent, l'œuf cellulaire maternel et les cellules séminales du père possèdent chacun la moitié des chromosomes présents dans les autres cellules. Toutes les cellules humaines ont 46 chromosomes, sauf l'œuf et la cellule séminale, qui n'en ont que 23 chacun.
Ainsi, lorsque ces deux cellules s'unissent, la cellule résultante retrouve le nombre complet de chromosomes. Il s'agit de cette cellule fertilisée qui se divise et devient le petit animal ou la plante. Ainsi, la progéniture dérive la moitié de ses chromosomes (donc la moitié de ses gènes) de chacun des parents.
Elle reçoit, par exemple, un gène de sa mère pour la couleur des yeux et un semblable du père. L'un de ces gènes peut être plus fort que l'autre et fixera donc la couleur des yeux du bébé.
Souvenons-nous cependant que la mère possède aussi deux gènes pour la couleur des yeux. C'est une question de chance (à vues humaines) de savoir celui qu'elle passera au bébé. La même chose se produit pour le père (diagramme).
... les gènes donnant la couleur des yeux du bébé peuvent se classer en quatre paires différentes. Si quatre bébés naissent, chacun pourrait posséder une combinaison différente de gènes, et donc de couleur d'yeux. La même chose s'applique aux autres traits, comme la forme du nez, ou l'épaisseur des cheveux, etc.
Une grande quantité de variations peut ainsi se produire selon le groupage des gènes à la formation de l'œuf et des cellules séminales, et lors de leur union.
... Après plusieurs générations, il existerait des centaines de paires possibles, et chacune pourrait produire un effet légèrement différent chez le bébé.
Voilà pourquoi il n'existe pas deux bébés exactement identiques (sauf en cas de vrais jumeaux, qui proviennent du même œuf fertilisé et ont donc les mêmes paires de gènes).
Il est évident que cette répartition des gènes ne peut jamais produire de changement d'espèce entre un animal (ou une plante) et un autre. Quelles que soient les règles de répartition, tous les gènes appartiennent à la même espèce. Vous ne trouverez pas les gènes du lapin chez le lièvre ou l'écureuil.
Il n'y a pas de gènes de singe chez l'homme. Tous les gènes présents en l'homme sont des gènes humains, et quelles que soient les différences existant entre individus (peau blanche ou noire, cheveux bouclés ou droits, etc.), aucun être humain ne peut naître avec des yeux de singe ou des ongles de gorille!

Les variations ont une limite

Les nombreuses variations qui peuvent se produire dans les plantes et chez les animaux sont très utiles. Les éleveurs de chiens, de chevaux de course ou de rosiers se servent tous des variations.
Prenons le cas d'un horticulteur qui désire développer une nouvelle variété de roses de couleur rose. Il prendra pour cela du pollen d'une rose blanche et l'utilisera pour féconder une rose rouge, sachant que les graines résultantes peuvent donner des rosiers roses grâce à l'assemblage des deux gènes.
Il n'aura pas de chance si l'un des gènes domine l'autre; si le rouge domine le blanc, toutes les roses avec un gène blanc et un gène rouge seront rouges, ou bien il s'agira du cas contraire, mais aucune ne sera rose!
Par tâtonnements, le producteur croise ou accouple des plantes ou des animaux afin d'obtenir le meilleur des deux parents. Puis il assemble les meilleurs parmi la progéniture, espérant arriver ainsi à une plante ou un animal parfait.
Cela ressemble bien sût à la sélection naturelle. Cependant, le choix de l'éleveur, qui sait ce qu'il veut, renferme plus de sécurité que le choix de la sélection naturelle car le hasard n'intervient pas. Cette méthode devrait donc avoir un même effet que la sélection naturelle, mais plus sûr et plus rapide. La sélection naturelle, inversement, ne devrait pas arriver à faire quelque chose que l'élevage orienté ne peut pas faire.
Qu'est-ce que les éleveurs découvrent? Naturellement, ils arrivent à de bons résultats en obtenant de nouvelles variétés de fleurs, de graines, de chiens, de pigeons, de chevaux de course, etc. Mais ils trouvent toujours une limite à leur activité, un point au-delà duquel ils ne peuvent plus avancer.
Un éleveur d'oiseaux peut essayer de produire des oiseaux avec des plumes de plus en plus longues. Un éleveur de moutons peut chercher à obtenir de la laine de plus en plus épaisse. Jusqu'à un certain point, leurs efforts réussissent.
Mais il arrive toujours une étape où les oiseaux à longues plumes ne pondent plus d'œufs ou produisent des descendants aux plumes plus courtes que les parents! De la même manière, le mouton à longue laine devient infertile ou ses agneaux reviennent (retour en arrière) à une laine courte. L'élevage par croisement a toujours des limites.
Dans ce cas, la sélection naturelle doit aussi avoir ses limites. Certains changements peuvent se produire (et le font) grâce à la sélection naturelle. Mais la nature elle-même dresse une barrière autour de chaque espèce créée par Dieu, si bien que les variations ne peuvent dépasser une certaine limite.

Les échanges d'ADN

La deuxième façon dont les organismes peuvent changer ou varier consiste en un échange de molécules d'ADN. L'on a découvert cela seulement récemment, et ce changement ne se produit que chez les bactéries. Si deux bactéries viennent en contact, l'une d'elle peut effectivement passer son ADN à l'autre.
Vous avez déjà vu à la télévision un navire ravitailleur qui s'approche d'un autre bateau et transborde de la nourriture et d'autres choses par le moyen de filins. Il s'agit d'une bonne illustration de la manière selon laquelle une bactérie passe ses molécules d'ADN à une autre bactérie.
Certains microbes ont des molécules d'ADN qui leur permettent de résister aux remèdes utilisés pour guérir certaines maladies. Quelquefois ces germes passent leur ADN à d'autres bactéries, les rendant ainsi également résistantes aux médicaments. Il s'agit là d'un exemple de changement ou de variation provoqué par échange d'ADN entre organismes. Évidemment, cela ne peut pas provoquer l'évolution vers un animal ou une plante plus avancés.

Les mutations

La troisième manière selon laquelle les organismes vivants peuvent varier s'appelle la "mutation". Il s'agit d'un mot qui vient du latin pour "changement" et s'utilise en biologie pour décrire un changement très particulier.
De temps à autre, dans un groupe de plantes ou d'animaux, un individu naît tout à fait différent des autres. Un animal albinos naître ainsi, avec des yeux roses et des poils blancs. Ou bien, il présentera quelque difformité comme un membre supplémentaire, ou quelque maladie car son corps ne peut pas produire telle substance chimique nécessaire à la vie. Il existe par exemple le trèfle à quatre feuilles.
Ces changements brusques résultent de mutations, ou changements accidentels du code de l'ADN.
Reprenons le code de l'ADN, cet ensemble de plans ou de schémas pour la composition de la cellule. Tout se passe comme si quelqu'un s'introduisait de nuit dans l'usine et modifiait l'un des plans. Le lendemain, l'usine (la cellule), suivant le plan modifié, fabrique le mauvais produit correspondant. Il lui arrive même de ne pas pouvoir le fabriquer car le plan a été très abîmé.
Un animal albinos, par exemple, est blanc avec des yeux roses car il a perdu la possibilité de fabriquer des molécules à pigment. La partie d'ADN qui habituellement sert de plan pour la fabrication d'une molécule à pigment a été endommagée d'une manière ou d'une autre. Le pigment ne peut être fabriqué, aussi les cheveux et les yeux n'ont pas de couleur.
La plupart des mutations sont nocives, c'est-à-dire, l'organisme qui a ses plans altérés a moins de capacités à rester en vie ou à se reproduire. Il s'agit là de la façon dont la nature se sert pour arrêter la prolifération de ces changements dangereux.
Quelques types de mutation ne causent aucun trouble car ils n'altèrent que des parties peu importantes de la plante ou de l'animal. D'autres mutations peuvent être favorables. Par exemple, une mutation qui produit un animal blanc lui procurera un avantage dans les contrées enneigées car elle le rend moins visible à ses ennemis.
De la même façon, dans les environnements industriels poussiéreux, les papillons noirs vivent plus longtemps que les papillons de la même espèce de couleur claire.
La plupart des mutations nuisent aux organismes mais les évolutionnistes prétendent qu'une sur cent s'avère favorable. Ces quelques mutations favorables, disent-ils, continuent d'agir dans le groupe d'animaux ou de plantes grâce à la sélection naturelle. Ainsi, plusieurs mutations favorables peuvent additionner leurs effets et éventuellement provoquer l'évolution.
Cela semble un bon argument. Puisqu'une mutation change le plan de base, elle ne ressemble pas à un simple changement de la répartition des gènes chez les descendants. Il y a donc une possibilité de vrai changement.
Mais, lorsque nous regardons les choses de plus près, elles ne restent pas aussi simples que cela!

Les mutations exigent trop de temps


Tout d'abord, il est un fait que les organismes qui ont été étudiés en laboratoire (mouche de vinaigre, bactéries, par exemple) n'ont jamais évolué en d'autres espèces. Des milliers de générations ont été produites. Les mutations ont été activées par l'utilisation de rayons X et de produits chimiques. De nouvelles variétés ont été produites mais les drosophiles et les bactéries demeurent fondamentalement les mêmes créatures qu'au départ.
De plus, l'on trouve que les mutations peuvent s'inverser et les mutants retourner aux formes premières.
Mais, fait plus important, les mutations favorables n'ont guère de chance de survivre dans un groupe de population donné. L'on a démontré que les chances de survie pour une mutation de gène est si faible qu'il faudrait entre mille et un million de générations pour remplacer le gène initial.
Ceci pour parler d'un seul gène; une créature complexe comme l'homme possède environ 20 000 gènes, dont la plupart, selon les connaissances actuelles, diffèrent de ceux du chimpanzé.
À partir de tels chiffres, et d'autres encore, il semble que la transformation d'un chimpanzé en homme exigerait au moins vingt millions de générations, c'est-à-dire au moins quatre cent millions d'années. Il s'agirait là du temps le plus court, supposant que chaque mutation favorable soit une étape du chimpanzé vers l'homme.
En fait, presque toutes les mutations favorables seraient seulement une étape d'un chimpanzé vers un meilleur chimpanzé. Ainsi, quarante milliards d'années représenteraient probablement une meilleure estimation du temps d'évolution du singe vers l'homme. Mais, c'est là dix fois l'âge de la terre d'après les évolutionnistes eux-mêmes!
Nous ne pouvons pas nous appuyer vraiment sur cette arithmétique car tant de nombres utilisés ne sont que des suppositions. Des évolutionnistes eux-mêmes admettent que l'évolution par mutation et sélection naturelle prend beaucoup trop de temps pour s'accorder avec l'âge de la terre. Ils insistent cependant pour dire que cela se passe ainsi, et espèrent trouver un jour le moyen d'expliquer ce problème du temps nécessaire.
Ni les mutations, ni la sélection naturelle, ni un ensemble des deux n'expliquent l'évolution. Les évolutionnistes qui sont de vrais scientifiques l'admettent dans leurs écrits professionnels. Malheureusement, ceux qui cherchent à populariser la théorie de l'évolution auprès du simple "laïc" ne font pas preuve de cette honnêteté. Ou peut-être n'ont-ils pas réfléchi assez soigneusement au sujet?


(large extrait du 2ème chapitre du livre "Dieu dit... et il y eut - un scientifique chrétien regarde aux origines" par le Professeur Edgar Andrews - éditions Europresse)

L'auteur a été Doyen de Queen Mary College, a occupé la Chaire de Physique des Solides à l'Université de Londres, et fait figure d'autorité dans le domaine de la science des larges molécules. Il a écrit plusieurs ouvrages de référence, ainsi qu'un autre livre qui analyse la théorie de l'évolution et les différents courants créationnistes sous le titre "Perspective biblique du cosmos" (éditions Europresse).

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