Où donc est passée la propitiation ?

Depuis quelques temps, les traductions de la Bible ne font plus mention de la propitiation, préférant à sa place des expressions comme «expiation», «victime expiatoire» ou encore «sacrifice pour que nos péchés soient pardonnés». Quelle est la différence ?

 

Le terme «expiation» est impersonnel, c’est-à-dire qu’il fait référence à une chose et non à une personne. Si le péché n’est qu’une «chose», il peut être expié, couvert, effacé par le paiement d’un prix, l’offrande d’un sacrifice.

 

Mais pourquoi le péché doit-il être expié ? Quelles sont les conséquences s’il n’y a pas d’expiation ? Dieu est-il impliqué dans ces conséquences ?

 

Le terme «propitiation» répond à ces questions, parce que ce terme est personnel, c’est-à-dire qu’il fait référence à une personne plutôt qu’à une chose. Le péché n’est pas seulement une «chose», mais il affecte la relation entre Dieu et l’homme.

 

Le péché doit être expié, mais Dieu doit être «propitié», rendu propice, apaisé. Le péché de l’homme l’a offensé, et la condamnation divine prononcée sur l’homme pécheur est la mort – sa séparation d’avec Dieu, d’abord spirituelle, puis éternelle. Si rien n’est fait par rapport au péché, l’homme reste sous la condamnation de Dieu. Et si rien n’est fait par rapport à Dieu, l’homme est perdu.

 

Or, c’est précisément la raison de la venue du Fils de Dieu dans ce monde. Jésus a vécu, libre de tout péché, accomplissant toutes les exigences de la loi. Puis il a pris sur lui les péchés de son peuple (ceux qui croient en lui) pour en subir les conséquences. Ce faisant, il enlève d’eux leurs péchés (expiation) et détourne sur lui-même la condamnation de Dieu (qu’ils méritent). Dieu punit leurs péchés en son Fils (cf. Ésaïe 53 cité plus bas). La justice de Dieu est satisfaite, Dieu reste juste car il punit le péché, mais il ne détruit pas celui qui croit au Fils, rendant ainsi la réconciliation possible. Le croyant peut donc s’exprimer avec Paul : «Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ» (Romains 8:1).

 

L’homme n’aime pas l’idée d’un Dieu en colère, qui a besoin d’être «apaisé», à qui il faut apporter une propitiation. Il ne veut penser qu’à l’amour de Dieu. Mais sa conception de l’amour de Dieu est purement sentimentale.

 

L’amour de Dieu se manifeste en ce que Dieu lui-même donne le moyen de faire la propitiation. «C’est lui (Jésus-Christ) que Dieu a destiné à être, par son sang pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice… il montre ainsi sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus» (Romains 3:25,26).

 

Il est dommage – et dommageable pour l’Église – que les traductions n’utilisent plus le terme de «propitiation» car, sans propitiation, la condamnation demeure et il n’y a pas de salut.

 

 

Esaïe 53

 

Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?

Qui a reconnu le bras de l’Éternel ?

Il s’est élevé devant lui comme une faible plante,

Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ;

Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards,

Et son aspect n’avait rien pour nous plaire.

Méprisé et abandonné des hommes,

Homme de douleur et habitué à la souffrance,

Semblable à celui dont on détourne le visage,

Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées,

C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;

Et nous l’avons considéré comme puni,

Frappé de Dieu, et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés,

Brisé pour nos iniquités ;

Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,

Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis,

Chacun suivait sa propre voie ;

Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Il a été maltraité et opprimé,

Et il n’a point ouvert la bouche,

Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie,

À une brebis muette devant ceux qui la tondent ;

Il n’a point ouvert la bouche.

Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ;

Et parmi ceux de sa génération, qui a cru

Qu’il était retranché de la terre des vivants

Et frappé pour les péchés de mon peuple ?

On a mis son sépulcre parmi les méchants,

Son tombeau avec le riche,

Quoiqu’il n’ait point commis de violence

Et qu’il n’ait point eu de fraude dans sa bouche.

Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance…

Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché,

Il verra une postérité et prolongera ses jours ;

Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

À cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ;

Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes,

Et il se chargera de leurs iniquités.

C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ;

Il partagera le butin avec les puissants,

Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort,

Et qu’il a été mis au tombeau des malfaiteurs,

Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes,

Et qu’il a intercédé pour les coupables.

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