diagnostic terrible... mais miracle réel !

Quelle est la condition de l'homme dans ce monde ? Est-il bon ou mauvais ? Est-il capable de faire le bien ou non ?

La Bible affirme que l'homme a péché contre Dieu, qu'il en est séparé, et qu'il a besoin d'un Sauveur pour rétablir la communion entre l'homme et son Créateur. Mais est-ce tout ?

Dans sa lettre aux Éphésiens (chap 2), Paul veut que ses lecteurs se rappellent quelle est la condition de l’homme.

1) L’homme est par nature dans une condition désespérée : il est à la morgue…

« Morts par vos offenses et par vos péchés » (v.1 et 5)

La raison pour laquelle l’homme a besoin d’un Sauveur, c’est qu’il n’est pas seulement séparé de Dieu, et qu’il a besoin d’être pardonné pour avoir offensé sa gloire. L’homme a besoin d’un Sauveur parce qu’il est à la morgue. S’il n’y avait que la question de séparation, l’homme pourrait dire qu’il est désolé, il pourrait prendre de bonnes résolutions, il pourrait même implorer la clémence de Dieu. Mais l’homme ne peut pas le faire, parce qu’il est à la morgue…

Que veut-il dire ? Il dit que l’homme est pécheur par nature.

Au v.3, Paul souligne que l’homme a commis des choses par nature. L’homme a besoin d’un Sauveur, non seulement parce qu’il a péché dans ses actes quotidiens, mais parce qu’il a péché par nature. L’homme est pécheur par nature.

Paul le redit d’une autre façon à la fin du v.2 : « fils de la rébellion », une autre façon de dire que la rébellion est dans les gênes spirituels, elle fait partie de la race humaine, de la nature pécheresse.

David avait fait ce constat au Psaume 51 v 7 : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. » David ne parle pas d’une naissance illégitime. Il parle de la profondeur de son péché. Son péché (en particulier son adultère suivi d'un meurtre) n’est pas le fruit d’un mauvais jugement, mais plutôt l’expression de son péché, de sa nature pécheresse héritée de ses parents.

Ceux qui sont parents savent combien l’hérédité a une place importante dans la vie. Les gênes déterminent la couleur des yeux, la chute à plus ou moins longue échéance des cheveux, la taille, les forces et les faiblesses. Spirituellement c’est la même chose. Les enfants naissent avec la nature pécheresse des parents. Aucun parent ne va prendre son enfant à part pour lui donner des cours sur la manière de mentir, ou comment être égoïste… C’est dans le cœur. L’homme est pécheur, c’est sa nature.

Quelqu’un dira : mais quel est le rapport avec la mort spirituelle ? On dirait plutôt que l’homme est actif dans sa rébellion et sa désobéissance.

Et c’est vrai. Mais en étant vivant pour la désobéissance, l’homme est mort à l’obéissance. En étant vivant pour la rébellion, l’homme est mort à la soumission. En étant vivant pour l’incrédulité, l’homme est mort à la foi. Il n’y a en l’homme aucune vie spirituelle pour le conduire à faire quoi que ce soit pour la gloire de Dieu, pour qu’il vive dans une dépendance totale de sa grâce et de sa puissance. En l’absence de cette nature vivante, l’homme est mort : mort à la justice, mort à la sainteté, mort à l’obéissance, mort à la foi.

Regardez le constat en Romains 3.

L’homme est mort dans sa moralité. Romains 3 v 10 : « Il n’y a point de juste, pas même un seul. » Paul cite David au Psaume 14 v 2-3 où il dit : « L’Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. »

L’homme est mort dans son intelligence. Romains 3 v 11 : « Nul n’est intelligent ». En 1 Corinthiens 1 v 18, Paul écrit : « Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent… » Le monde a besoin de l’Évangile pour vivre, mais lorsqu’il l’entend, c’est de la folie pour lui. Et 1 Corinthiens 1 v 21 dit : « … le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu… » Et en 1 Corinthiens 2 v 14 : « L’homme naturel n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître… »

L’homme est mort dans ses affections. Romains 3 v 11 : « Nul ne cherche Dieu ». L’homme recherche ce qui lui plaît, ce pour quoi il a de l’affection, ce qu’il aime. Il recherche un bon travail, la richesse, la sécurité financière, le plaisir… parce qu’il aime ces choses. L’homme naturel ne cherche pas Dieu. Il ne trouve pas son plaisir dans la Parole de Dieu. Il ne trouve pas son plaisir dans la compagnie des enfants de Dieu (les vrais chrétiens).

C’est ce que Paul rappelle aux croyants en Éphésiens 2 v 3 que cela est l’expérience de tout être humain : « nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées… comme les autres ». Et Jésus lui-même a déclaré cette réalité en Jean 3 v 19 : « … la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. »

L’homme est mort dans sa parole, dans son expression. Romains 3 v 13-14 : « Leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se servent de leur langue pour tromper ; ils ont sur leurs lèvres un venin d’aspic ; leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume. » Rien ne révèle aussi rapidement la dépravation du cœur humain que la bouche et le langage d’un homme. Il suffit d’écouter les incroyants que l’on côtoie. Leur parole est composée de ragots, de tromperie, de médisances… Et Jésus fait ce commentaire en Matthieu 12 v 34 : « … c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. »

Spirituellement parlant, l’homme est mort. L’homme naturel n’a aucune aspiration spirituelle, parce qu’il n’a aucune vie spirituelle. C’est important de le saisir, parce que l’homme ne peut pas participer à son salut, il ne peut rien apporter. Il est mort.

L’homme a besoin d’un Sauveur non seulement pour le pardonner de ses péchés, mais aussi pour lui donner la vie spirituelle afin que son cœur s’incline devant Dieu dans la foi et l’obéissance.

Paul le dit autrement en Éphésiens 2 v 10 : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. » Remarquez le mot « créés ». Voyez-vous ce que cela implique ? Avant de connaître Jésus-Christ, la condition de l’homme était si mauvaise qu’il a besoin, d'une part, de quelqu’un pour lui pardonner, et d'autre part de quelqu'un pour le créer – et c’est une création nouvelle, non pas une amélioration ou une réforme. Et avec le v.5, Paul dit qu’il faut un miracle comme une résurrection ou une création pour donner la vie spirituelle. Cette vie est non-existante naturellement, elle doit être créée.

La Bible dit donc que l’homme naturel n’est pas seulement séparé de Dieu, il est à la morgue. Et toutes ses pensées, toutes ses actions, tous ses sentiments ne viennent pas de l’Esprit de Dieu, mais de la chair. Aucune de ses pensées, aucune de ses actions, aucun de ses sentiments n’est spirituel, parce qu’il est mort spirituellement. Tout ce que l’homme pense, tout ce qu’il ressent, tout ce qu’il fait vient de ce qu’il est par nature : un enfant de colère.

Voilà la condition terrible de l’homme sans Christ. Voilà ce qu'est l'homme avant de connaître Christ : sans vie spirituelle, mort, et tout ce qu'il faisait était péché.

2) C'est un constat difficile à accepter, mais il est vrai

Quelqu’un va me dire : « Ce n’est pas possible, parce que je connais des incroyants qui font le bien, qui font de bonnes œuvres. »

Sur un plan humain, c’est sans doute vrai ; mais en disant cela, cette personne ne fait aucune référence à Dieu.

Quand on juge ce qui est juste et ce qui est péché, on ne peut pas se limiter au plan humain. Il faut penser à Dieu. Dieu seul est parfaitement juste, et il mérite toute notre adoration.

L'homme peut construire des hôpitaux, il peut donner à manger à ceux qui ont faim, il peut éduquer ceux qui sont dans l’ignorance… Mais si tout cela est fait sans intention de donner gloire à Dieu, tout cela n’est que péché aux yeux de Dieu.

En 1 Corinthiens 10 v 31, Paul exhorte les croyants à tout faire « pour la gloire de Dieu ». Mais pour celui qui n’a pas la vie de Dieu, tous ses actes ne sont que « péché », parce qu’il est mort spirituellement. Sans la vie que Jésus donne, aucune action de l’homme n’est spirituelle, elles viennent toutes de la chair. Ce qui veut dire que sans Christ, toutes nos soit disant bonnes œuvres ne sont que péché. C’est le constat de Romains 3 v 12 : « Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul… ». Même pas une minorité – AUCUN.

Plus loin, en Romains 8 v 6-9, Paul explique ce que cette mort spirituelle veut dire.

Sans la venue d’un Sauveur qui donne la vie, l’homme ne vit que « selon la chair », il « s’affectionne aux choses de la chair » (v.5). Et, v.7, « l’affection de la chair est inimitié contre Dieu ». En fait, l’homme est tellement en rébellion contre Dieu qu’il ne peut pas se soumettre à la loi de Dieu (v.7), il ne peut pas plaire à Dieu (v.8). C’est pourquoi Paul dit au v.6 : « l’affection de la chair, c’est la mort ». La mort spirituelle est la condition de l’homme sans Dieu qui n’est pas habité par l’Esprit de Dieu, et qui est donc incapable de se soumettre à Dieu et de lui plaire. En d’autres mots, sans la vie nouvelle que donne Jésus-Christ, tout ce que l’homme fait est une insubordination à l’égard de Dieu, et Dieu désapprouve.

D’autres passages :

1 Corinthiens 2 v 14 : « L’homme naturel (qui n’est pas spirituel) n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. » Sans un Sauveur qui donne la vie, qui rend spirituellement vivant, l’homme est tellement perverti que lorsqu’il entend la vérité de l’Évangile, il la considère comme une folie. Et son sens des valeurs, tellement perverti, le rend incapable de saisir la vérité pour être sauvé.

Romains  3 v 9-12 (…) Sans un Sauveur, le péché règne sur l’homme. Il n’a aucun désir pour Dieu. Aucune de ses actions n’est bonne. Tout n’est que l’expression du péché.

Romains 6 v 17-18 (…) Avant la venue du Sauveur, le croyant était esclave du péché, incapable de s’en libérer.

Éphésiens 4 v 17-19 (…) Par nature, le cœur humain est si dur qu’il ne laisse pousser que l’ignorance, la futilité…

3) Ce constat est difficile et vrai, mais ce n'est pas une excuse

Paul n’est pas le seul à utiliser ce langage pour parler de la condition de l’homme naturel. En Matthieu 8 v 21-22, un disciple s’approcha de Jésus et lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. » Paul n’est donc par le premier à parler d’homme vivant et mort – vivant dans la chair, mais mort spirituellement.

Mais qu’est-ce que Jésus dit au sujet de cette mort ? Est-ce que l’homme est excusable ? Est-ce qu’il est mort « à l’insu de son plein gré » ? Est-ce que cette mort excuse l’homme pour son incapacité à vivre pour Dieu ?

La Bible dit que la raison pour laquelle l’homme ne peut pas se soumettre au Sauveur est qu’il ne le veut pas. C’est ce que Jésus dit en Jean 5 v 39-40 : « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

L’homme n’est pas sur un terrain neutre où il aurait le choix. Non !  L’homme est mort, et sa volonté est morte. L’homme cherche à cacher cette mort et donner une apparence respectable plutôt que de reconnaître sa condition.

En Matthieu 23 v 27-28, Jésus dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Vous de même, au-dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au-dedans, vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. » Voilà un exemple de l’homme qui se croit vivant mais qui est mort, un homme propre et religieux à l’extérieur – comme un sépulcre blanchi, comme un cercueil verni – mais plein d’hypocrisie, d’impuretés et de mort.

Paul le dira autrement en parlant de ceux qui ont cherché une justice par les œuvres, sans l’obtenir, parce que cette justice est donnée par Christ, à ceux qu’il appelle à lui dans la foi. Romains 9 v 30-33 : « Que dirons-nous donc ? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi, tandis qu'Israël, qui cherchait une loi de justice, n'est pas parvenue à cette loi. Pourquoi ? Parce qu'Israël l'a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d'achoppement, selon qu'il est écrit : Voici, je mets en Sion une pierre d'achoppement, et un rocher de scandale, et celui qui croit en lui ne sera point confus. »

L’homme est spirituellement mort. Il a besoin de quelqu'un qui lui donne la vie.

Conclusion

Paul vient de décrire l’homme comme étant mort, incapable de quoi que ce soit de bien, dans une situation terrible, désespérée. Et Paul rajoute en Éphésiens 2 v 4 : « Mais Dieu… »

L’homme est dans une situation désespérée, mais Dieu pourvoit à un Sauveur tout-puissant, celui qui est la Vie : le Fils de Dieu en personne, Emmanuel, Jésus-Christ…

Jésus avait annoncé cette bonne nouvelle de la grâce de Dieu qui se révèle en son Fils, en Jean 5 v 24-25 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront. »

Mais quelqu'un dira : comment l'homme mort peut-il entendre cet appel et répondre par la foi ?

Nous avons une illustration de ce qui se passe avec la résurrection de Lazare. Lorsque Jésus demande que la pierre soit enlevée du devant de la grotte, Marthe lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là ». Pour elle et pour les autres qui étaient présent, il n’y avait aucun doute, Lazare était bien mort. Mais Jésus appelle Lazare, et avec son appel il donne la vie. Lazare peut ainsi entendre et répondre à cet appel.

C’est la même chose sur le plan spirituel. Lorsqu'un homme répond à l’appel de Jésus-Christ, ce n’est pas qu'il n’était pas mort, mais c’est que Dieu lui a donné la vie, qu’il l'a rendu capable d'entendre et de répondre à son appel, capable de croire en Jésus-Christ et de se confier en lui.

L'homme est spirituellement mort par nature. Mais Dieu le ressuscite en Christ, il le créé en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que (non pas l'homme, mais) LUI-MÊME a préparées d’avance, afin que le croyant les pratique. Tout vient de Dieu, et uniquement par Jésus-Christ.

Connaissez-vous ce miracle ? Demandez à Dieu de se manifester à vous en Jésus-Christ et par sa grâce.

« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. » (Éphésiens 2 v 8-10)

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