Celui qui parle de la croix

 

 

Arthur Pink - 176 pages - Europresse


Qui d’entre nous, quand il achète un nouvel équipement, lit le manuel d’utilisation de la première à la dernière page ? Si vous êtes comme moi, nous faisons partie de ceux qui pensent qu’une lecture « en diagonale » suffit. Nous arrivons à installer notre nouvelle acquisition, à en comprendre le fonctionnement, mais très rapidement nous devons faire le constat que nous n’utilisons notre nouveauté qu’à un faible pourcentage de ses capacités… Et il nous faut retourner au manuel qu’a rédigé le constructeur à notre intention…

Cette expérience n’illustre-t-elle pas une réalité sur le plan spirituel ? Nous avons entendu les grandes lignes de l’Evangile, de la vie et de la mort de Jésus-Christ. Et l’on pense avoir tout saisi… Mais cette « lecture en diagonale » nous fait passer à côté de nombreuses richesses dans la connaissance de la gloire de l’œuvre de Celui qui est à la fois le Fils de l’homme et le Fils de Dieu.

On dit que les dernières paroles d’une personne sur son lit de mort ont une valeur particulière, quelque chose de spécial. Quel est donc le thème des paroles de Jésus alors qu’il pend sur la croix ? Il parle de pardon et de salut, il manifeste son affection pour les siens, son angoisse, sa souffrance, puis crie sa victoire et son contentement. Avez-vous remarqué que chacune de ces paroles est un accomplissement d’une prophétie ? Dans l’ordre : Esaïe 53 v 12 ; Matthieu 1 v 21 ; Luc 2 v 35 ; Psaume 22 v 1 ; Psaume 69 v 22 ; Psaume 22 v 32 ; Psaume 31 v 2-6.

Mais en considérant avec plus d’attention ces sept paroles de Jésus-Christ prononcées à Golgotha, nous devons constater que celui qui est cloué à la croix parle… de la croix !

Et il ne peut en être autrement, puisque cette croix est au centre de son ministère, de sa vie, et la raison de sa venue sur terre.

La parole de PARDON. L’homme, créé parfait, s’est rebellé contre Dieu, il a péché. Comment Dieu peut-il lui pardonner, lui qui est saint, parfait, et dont les yeux sont trop purs pour voir le mal ? Dieu qui a dit à l’homme pécheur que « le salaire du péché c’est la mort », comment peut-il manifester son pardon envers une créature qui lui est rebelle ? C’est uniquement à la croix de Jésus-Christ, parce que Christ est mort pour subir la condamnation, la sentence, à la place de son peuple, de ceux qui se confient en Lui.

La parole de SALUT. Dieu est souverain dans le salut. Les deux brigands ont vu et entendu celui qui était condamné avec eux. Les deux se sont moqués de lui… Mais l’un a été touché par la grâce de Dieu, a reconnu son péché, et s’est confié en Christ. Il l’a reconnu comme roi d’un royaume à venir, et s’est humilié devant lui. Quelle est la réponse qu’il reçut ? Le salut ne dépend pas d’œuvres accomplies par l’homme, de rites à suivre, mais de la foi en Jésus-Christ, une foi que Dieu donne. Et – quelle assurance - le salut est certain, parce qu’il ne dépend que de Christ et de son œuvre à la croix.

La parole d’AFFECTION. Marie est devant la croix, elle qui a gardé dans son coeur toutes les choses qu’elle a vu et entendu depuis l’annonce que lui a faite l’ange concernant la conception surnaturelle de Jésus, jusqu’à sa crucifixion. Mais Jésus, cloué sur la croix, ne l’oublie pas. Pour celle qui perdait son premier-né (sur le plan humain), il lui donne d’une part de le considérer, non plus sur le plan humain, mais tel qu’il est réellement : la déclaration « voici ton fils » invite Marie à voir le Sauveur, le Messie, le Fils de Dieu, qui donne sa vie pour des pécheurs, dont Marie, sa mère, fait partie ; d’autre part, Jésus lui donne une autre famille, comme il le promet à chacun de ceux qui se confient en Lui (Matthieu 19 v 29).

La parole d’ANGOISSE. Abandonné du Père, Lui le Fils de Dieu, celui par qui et pour qui ont été créées toutes choses. Ce n’est plus la souffrance  sous la main de l’homme ou de Satan qui importent, mais la souffrance sous la main de Dieu son Père. Il s’apprête à boire la coupe de la colère infinie et juste de Dieu contre le péché. Parce qu’il est le Substitut pour son peuple, qu’il a été « fait péché » pour les siens, il est séparé de Dieu pour un temps, lui qui n’a jamais connu de séparation d’avec son Père. Peut-on concevoir plus grand amour que celui exprimé à la croix par Jésus-Christ pour les siens ?

La parole de SOUFFRANCE. Agonisant sur la croix, le Seigneur Jésus, toujours en contrôle de ce qui se passe, fait référence à l’Ecriture « afin qu’elle soit accomplie » et s’écrie : « J’ai soif ». Mais il s’agit bien plus que la souffrance physique. Le Fils de Dieu aspire à retrouver la communion avec le Dieu duquel il vient d’être séparé pendant trois heures, à cause du péché de son peuple.

La parole de VICTOIRE. Le péché a reçu son salaire (la mort), la colère de Dieu a été déversée sur le Substitut, la sainteté divine a été pleinement satisfaite. Le Fils ne sera plus abandonné de son Père. L’œuvre que le Père lui avait donné de faire a été accomplie. Les exigences de la loi ont été satisfaites, le pouvoir de Satan a été détruit. Ceux que le Père lui a donnés et qui étaient perdus, Jésus les a rachetés, leur péché a été ôté à la croix.

La parole de CONTENTEMENT. Le Sauveur retrouve la communion avec son Père, il ne souffrira plus aux mains des hommes, lui « l’homme de douleur, habitué à la souffrance ». Mais, pour que l’œuvre soit complète, il faut que le Substitut goûte à la mort. Il le fait volontairement. On ne lui prend pas la vie, c’est lui qui la donne « en rançon pour beaucoup ». Il s’en remet à Dieu, son Père, celui qui a planifié ce salut et qui a envoyé son Fils sur terre pour l’exécuter.

« Loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » (Galates 6 v 14)

Ces quelques lignes ne sont qu’une approche « en diagonale », un aperçu de ce qu’Arthur Pink fait ressortir dans le livre intitulé « Celui qui parle de la croix – les sept paroles du calvaire » publié aux éditions Europresse. C’est un livre à lire et à relire, pour apprécier et être émerveillé par l’œuvre parfaite et complète que le Seigneur Jésus-Christ a accomplie à la croix.

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