aux Juifs

 

1. Le Messie n'est-il pas déjà venu ?

Esaïe 9:5-6 (9:6-7 dans la numérotation hébraïque) dit :

«Car un enfant nous est né, un fils nous est donné,

Et la domination reposera sur son épaule ;

On l'appellera Admirable conseiller, Dieu puissant,

Père éternel, Prince de paix.

Donner à l'empire de l'accroissement,

Et une paix sans fin au trône de David et à son royaume,

L'affermir et le soutenir par le droit et la justice,

Dès maintenant et à toujours :

Voilà ce que fera le zèle de l'Éternel des armées.»

Cette annonce par la bouche du prophète Esaïe parle du Messie.

9:5a souligne la nature humaine du Messie (le verset 6 décrit son règne). Esaïe voit un fils, donné par Dieu et naissant dans ce monde, en particulier au milieu de la nation juive. «Un fils nous est donné» met l'accent sur le don spécial de Dieu.

9:5b met en avant quatre noms qui sont donnés à ce fils, des noms qui s'appliquent à Dieu :

- Admirable conseiller (Pele-Yoeitz) : l'adjectif traduit par «admirable» n'est utilisé en Hébreux que pour décrire ce qui se rapporte au divin. Nous le retrouvons en Esaïe 25:1 : «Ô Éternel ! tu es mon Dieu ; je t'exalterai, je célébrerai ton nom, car tu as fait des choses merveilleuses ; tes desseins conçus à l'avance se sont fidèlement accomplis.» On le retrouve encore en Esaïe 28:29 : «Cela aussi vient de l'Éternel des armées ; admirable est son conseil, et grande est sa sagesse.»

- Dieu puissant (El-Gibbor) : on retrouve ce nom dans le chapitre suivant (10:21) : «Le reste reviendra, le reste de Jacob, au Dieu puissant

- Père éternel (Avi-Ad) : littéralement «Père d'éternité». Le fils qui doit naître sera Père d'éternité, c'est-à-dire qu'il sera la source de la vie éternelle. En Esaïe 63:16b, nous lisons : «C'est toi, Éternel, qui es notre père, qui, dès l'éternité, t'appelles notre sauveur.» Les mêmes termes utilisés pour décrire Dieu composent le 3ème nom donné à ce fils.

- Prince de paix (SarShalom). Esaïe 26:3 dit : «À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi.» L'objet et le sujet de cette phrase est Dieu lui-même. De même en Esaïe 26:12, l'œuvre de paix est attribuée à Dieu : «Éternel, tu nous donnes la paix ; car tout ce que nous faisons, c'est toi qui l'accomplis pour nous.»

Ces quatres noms sont utilisés ailleurs dans le livre d'Esaïe, et se réfèrent toujours à Dieu.

9:6 décrit le règne du Messie

9:5 nous présente un Être qui est à la fois Dieu et homme. Esaïe 9:6 montre que ce personnage est le Messie promis. Il doit s'asseoir sur le trône de David, pour l'éternité.

Deux passages parlent des promesses que Dieu a faites à David concernant sa descendance.

1 Chroniques 17:10-14 : «Et je t'annonce que l'Éternel te bâtira une maison. Quand tes jours seront accomplis et que tu iras auprès de tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, l'un de tes fils, et j'affermirai son règne. Ce sera lui qui me bâtira une maison, et j'affermirai pour toujours son trône. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ; et je ne lui retirerai point ma grâce, comme je l'ai retirée à celui qui l'a précédé. Je l'établirai pour toujours dans ma maison et dans mon royaume, et son trône sera pour toujours affermi.»

Et 2 Samuel 7:11-16 : «Et l'Éternel t'annonce qu'il te créera une maison. Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j'élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j'affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j'affermirai pour toujours le trône de son royaume. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S'il fait le mal, je le châtierai avec la verges des hommes et avec les coups des enfants des hommes ; mais ma grâce ne se retirera point de lui, comme je l'ai retirée de Saül, que j'ai rejeté devant toi. Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi.»

Les différences sont flagrantes. En 2 Samuel, le fils est proche, en 1 Chroniques il est distant. En 2 Samuel, le fils est pécheur, en 1 Chroniques il n'y a aucune mention de péché. En 2 Samuel la référence est à Salomon, en 1 Chroniques la référence est à un fils éternel. Les trois promesses de 2 Samuel sont répétées, mais une quatrième est ajoutée en 1 Chroniques : «Je l'établirai pour toujours dans ma maison». La lignée de David culminera dans la naissance d'une Personne éternelle - le Messie - dont l'éternité garantira l'affermissement du trône de David pour toujours.

Nous savons donc de quelle famille, au sein de la tribu de Juda, le Messie doit venir - de la famille de David. Ceci exige automatiquement que le Messie soit venu avant l'an 70 après JC, puisque cette année-là toutes les archives généalogiques ont été détruites avec le Temple par les Romains. Quelques années après l'an 70, il était devenu impossible de prouver qui était fils de David et qui ne l'était pas.

Il y a encore une restriction placée sur la venue du Messie. Nous savons qu'il doit venir d'un fils de David, mais Jérémie 22:24-30 nous dit qu'une famille, maudite par le prophète, a été exclue de la lignée. Il s'agit de la famille de Jéconia ou Jojakin. Au verset 30 nous lisons la malédiction : «Ainsi parle l'Éternel ! Inscrivez cet homme comme privé d'enfants, comme un homme dont les jours ne sont pas prospères ; car nul de ses descendants ne réussira à s'asseoir sur le trône de David et à règner sur Juda.» Le Messie devait donc être né comme fils de David, mais pas par Jéconia.

Dans l'évangile de Matthieu, nous lisons que Joseph, l'époux de Marie (la mère de Jésus), était fils de Salomon, et fils de Jeconia. Joseph et ses enfants étaient donc sous la malédiction de Dieu et ne pouvaient jamais espérer monter sur le trône de David. Cela exclut-il Jésus ? Non, puisque Jésus a été conçu par l'Esprit Saint et est né d'une vierge, sa mère, Marie. Et Luc, dans son évangile, retrace l'ascendance de Jésus par Marie jusqu'à David, prouvant son droit légitime d'être appelé le Messie.

2. Où sont les sacrificateurs ?

Si le Temple pouvait être reconstruit, où seraient les sacrificateurs ? Il est impossible de retracer la généalogie des Juifs jusqu'à Aaron et aux Lévites. Que faire pour offrir les sacrifices requis par la loi ?

Et si tous ces sacrifices, tout ce système sacerdotal n'étaient que des ombres d'une réalité plus grande ? Si ces sacrifices annonçaient un sacrifice parfait, et ces sacrificateurs un sacrificateur parfait qui, après avoir présenté le sacrifice parfait, pouvait s'asseoir sachant que la justice de Dieu était satisfaite, que diriez-vous ?

Jésus est ce sacrifice et ce sacrificateur. Il s'offre en victime pour subir la colère de Dieu pour les péchés de ceux qui croient en lui, et il présente cette offrande à Dieu le Père qui l'accepte comme étant pleinement suffisante. «Tout est accompli» s'est écrié Jésus sur la croix. Il n'y a plus de sacrifice sanglant à offrir, il n'y a plus de sacrificateur à rechercher, il n'y a plus de Temple à reconstruire, Jésus est l'accomplissement de toutes ces ombres, il a accompli toutes les exigences de la loi.

(à suivre)

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